Après ma maman, heureuse retraitée qui était arrivée pour les un mois du petit, les trois autres grands parents nous ont rejoints un peu plus tard, pour passer les fêtes de noël et nouvel an avec nous ; ils sont restés un mois.
Pendant un mois et demi j'ai donc eu de l'aide, d'autres bras auxquels j'avais pourtant du mal à confier mon enfant. Parce que je ne voulais pas que d'autres puissent endurer ce que j'endurais ; parce que je me sentais déjà incompétente, et que le confier à d'autres était avouer que je n'en pouvais plus, avouer mon échec. Malgré tout j'ai surmonté ces réticences et ai accepté l'aide avec soulagement, ce qui a contribué à mon propre rétablissement. Nous avons beaucoup bougé pendant leur séjour ce qui a également contribué à calmer notre pitchoun très heureux de découvrir d'autres horizons, si heureux qu'il oubliait quelquefois de pleurer. Ses grand-mères pourtant mères de plusieurs enfants et en ayant élevé 6 à elles deux se laissèrent envahir à plusieurs reprises par le désarroi, et m'avouèrent plus tard avoir été surprises et prises au dépourvu devant ses crises de pleurs inconsolables et ses spasmes du sanglot.
Ils repartirent tous ensemble pour la métropole alors que leur petit fils approchait de ses trois mois.